C'est avec Jeanne, la Lavandière, que Gardi Hutter a commencé sa carrière. Elle a continué son ascension avec la Secrétaire et s'est retrouvée ensuite, sous la scène cette fois, avec la Souffleuse. Maintenant, c'est le plateau d'une table de couturière qui devient son nouvel univers. Un coup d'oeil à travers le trou d'une boutonnière suffit: le fil de son histoire se déroule autour de rouleaux de tissus. Avec ces énormes ciseaux, elle n'y va pas de main morte et ne fait pas dans la dentelle, ne ménageant ni la méchanceté ni l'infortune. Les mannequins de couture continuent leur ronde. L'abîme s’ouvre dans la boîte à couture. Avec toutes ces bobines, le destin peut très bien perdre le fil.
La roue du destin fait également partie de l'atelier de couture de Jeanne. Elle tourne autour de la finitude de l'être et de l'infini du jeu. Avec l'art du clown, intemporel.

Depuis la nuit des temps, le destin est lié aux fils et aux ciseaux. On retrouve ces références dans de nombreuses mythologies – les Moires (grecque), les Parques (latine), les Nornes (ancienne nordique) – les trois déesses du destin: la première file la fibre de la vie, la deuxième la mesure et la troisième la coupe. Elles sont les ancêtres archaïques de la couturière.

La trouppe:
de Gardi Hutter und Michael Vogel
Jeu: Gardi Hutter
Mise en scène: Michael Vogel (Familie Flöz)
Musique: Franui
Son: Dirk Schröder
Vidéo: Andreas Dihm
Scène: Urs Moesch
Lumière: Reinhard Hubert
Soutien Gag: Ferruccio Cainero
Techniciens: Raffaella Benini, Andrea Cosentino
Graphik: Stephan Bundi

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